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Constance au Sénégal



Neuf volontaires sénégalais, arrivés le 16 octobre dernier à Bordeaux, sont accueillis depuis le début du mois de novembre dans des associations aquitaines. Leurs homologues français au nombre de dix sont, quant à eux, arrivés au Sénégal depuis le 17 novembre. Ils sont depuis mobilisés auprès d’associations sénégalaises à Dakar, Kolda, Toubab dialaw et fanaye oualo.

Le mois précédant le départ des Français a permis aux dix-neuf volontaires de faire connaissance mais également de réfléchir à la pérennisation du projet. Les dix-neuf volontaires en service civique vont travailler ensemble pendant sept mois, sur les deux territoires (France et Sénégal), dans une logique de regards croisés.

Constance nous raconte son arrivée au Sénégal : « La première semaine, nous sommes restés en groupe avec Jean Marc (le Directeur ndlr), nous avons eu une réunion avec les structures pour discuter sur l'encadrement, la communication etc. En fin de semaine chacun est allé dans sa structure, ce qui a paru plaire à tous.

Le deuxième week-end nous a semblé plus compliqué à gérer car particulièrement riche en émotions... En effet, entre drague insistante de la part des Sénégalais, demande en mariage envers les Françaises du groupe, vol de chaussures sur la plage, et demande constante d'argent comme si nous étions un euro ambulant... Il a fallu trouver sa place et s'adapter rapidement.

Nous nous sommes aussi rendus compte que la Teranga (mot qui signifie "accueil", dans le sens où le Sénégal est le pays de la Téranga) n'est pas vraiment réelle à Dakar. L'impression a été totalement l'inverse concernant les volontaires excentrées, notamment à Kolda (dans le sud en Haute Casamance) et à Fanaye Walo (au nord dans le Fouta). En fin de compte, on s'est à peu près tous faits à l'idée que les seuls contacts sénégalais qu'on pourra se faire à Dakar seront des personnes ayant voyagé, qui ne nous considèrent pas comme un visa vers la France ou des Euros ambulants. Pour m'être fait des copines architectes qui vivent ici depuis 4 ans, nos idées ont été confirmées.

Donc depuis qu'on en a pris conscience, tout se passe mieux !!

Il y a aussi des dizaines de talibés dans les rues, c'est assez troublant. J'ai rencontré un journaliste qui m'a expliqué ce que les marabouts leur font, ce n'est pas très glorieux : les talibés sont les enfants que les parents confient à des écoles coraniques dirigées par des marabouts soit parce qu'ils n'ont pas les moyens de les élever soit dans l'espoir qu'ils apprennent le coran. Sauf que les marabouts les mettent dans la rue pour qu'ils mendient, et les frappent s'ils n'ont pas assez rapporté. Ils ne vont pas à l'hôpital non plus car les marabouts ont peur qu'ils soient récupérés...

Côté alimentation, nous mangeons vraiment bien ici c'est délicieux, même si parfois un peu trop épicé ! Et bien que cela soit toujours sensiblement la même chose : riz et poisson braisé avec des sauces différentes, thié bou dièn, c bon, thiep etc, moi je ne m'en plains pas, car j'adore ça ! Peut-être que d'ici un mois la nourriture grasse et sans légumes verts me pèsera, et que les salades composées me manqueront, on verra bien!

Il y a également des vendeurs de fruits (clémentine, pommes, bananes, pastèques) partout dans les rues, ça c'est génial!

Les boutiques sont différentes de celles en France puisqu'en effet ce sont de tout petits endroits qui vendent presque tout, et au détail, par exemple tu peux acheter 25 g de beurre, 1 oeuf, une cigarette, un quart de baguette etc. Nous devrions nous en inspirer en France, cela éviterait probablement le gaspillage...

Niveau climat il fait bon je trouve, le temps se rafraichit peu à peu aussi, mais c'est très agréable. En revanche il y a beaucoup de poussière et de pollution...

Notre corps s'acclimate plutôt bien au Sénégal, même si certains ont des petits soucis de vomissements et diarrhées (mais rien de grave).
La mer est à 10 min en taxi, donc ça c'est vraiment top. Cependant, les gens la prennent un peu comme une poubelle géante donc c'est un peu sale et il faut trouver les bons endroits.

Pour terminer, ici il y a des "bonnes" partout, donc par exemple chez moi je ne fais pas le ménage, ni la vaisselle, ni le linge, ni la cuisine (sauf parfois le week-end), c'est chouette, mais il ne faut pas en prendre l'habitude parce que le retour risque d'être compliqué... !!"

Constance

 

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