Angie en direct de la Tunisie
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Le 03/12/2017

Me voilà enfin arrivé en Tunisie, il me tarde vraiment de découvrir ce pays et de commencer cette aventure.

Il est 19h40 lorsque l'avion atterrit à l'aéroport. L'avion a eu une heure de retard, je sais alors qu'il est fort probable que je reste dormir dans la capitale : Tunis. En effet, il faut 3h en voiture pour aller jusqu'a Sfax, la ville où j'effectuerai ma mission.

Sans titre 15Mon tuteur, avec qui j'ai pu échanger avant mon départ, m'a informé qu'une personne qui se nomme Karama m'attendrait à l'aéroport. 

À l'aéroport, j'attends mon bagage depuis assez longtemps. Je ne suis pas la seule dans ce cas-là, certaines personnes commencent à s'impatienter. 

De mon côté, je ne pense qu'à une chose : donner des nouvelles à la personne qui m'attend et à mes proches, pour qu'ils ne s'inquiètent pas. 

Au bout d'un certain temps des personnes qui travaillent à l'aéroport viennent parler aux passagers qui attendent. Même s’ils parlent en arabe je comprends qu'il y a un problème avec les bagages. Toutes les personnes qui attendaient se dirigent vers le service bagage. Je suis alors le mouvement. La file d'attente est longue, je discute donc avec des passagers de l'avion français et tunisien. Il paraîtrait qu'une centaine de bagages soient restés à l'aéroport de Paris, car une des soutes ne se fermait pas, ce qui explique aussi le retard de vol. Il a fallu 2h d'attentes entre la valise et le service bagage... Avant de savoir que je récupérerai ma valise à 13h le lendemain. Pendant ce lapse de temps, j'ai réussi à prévenir la personne qui m'attendait et mes proches que j'étais bien arrivée. 

Enfin, bref toute cette histoire allait changer le programme de mon arrivée en Tunisie. 

Il est 21h30 quand je rejoins Karama, elle m'accueille avec un grand sourire. J'apprends qu'elle est la sœur de mon tuteur et qu'elle vit à Tunis. C'est elle qui allait m'héberger et qui m'emmènerait sur Sfax dès que je récupérerais ma valise. Elle me propose d'aller boire un verre en ville pour faire connaissance, j'accepte ! 

Le 04/12/2017

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À 13h nous sommes à l'aéroport pour ma valise. Au service bagages, on me dit que je dois attendre 18h40 pour récupérer ma valise. Karama décide de me faire visiter Sidi Bou Said, une ville magnifique qui fait partie du patrimoine de l'UNESCO. Ce jour-là il pleut mais même sous la pluie, j'en prends plein les yeux. 

De retour à l'aéroport pour prendre ma valise, c'est encore une histoire compliquée. Au bout d'une heure d'attente, j'ai enfin ma valise en main. 

Cette nuit je dormirai alors encore à Tunis, et Karama et moi penons la route pour Sfax, le lendemain.
Ce fut une arrivée rocambolesque en Tunisie. Pourtant, la perte de ma valise par air France, au final, m'a permis de visiter Tunis et de faire de super rencontre

. La suite de mes aventures n’a été que positive : j'ai reçu un accueil très chaleureux de la part de mon tuteur et de l'équipe avec lequel je travaillerais. Je découvre Sfax et apprends à me débrouiller dans la ville.
J’ai hâte de voir ce que me réserve la suite. 

Angie REID

 

Julie en direct du Burkina

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Le pied à peine posé sur le sol du Faso, l’adrénaline et le doute se sont emparés de moi. Qu’avais-je fait ? Me voilà sur un nouveau continent, dans un pays où, même alors que l’avion atterrissait de nuit, j’avais beaucoup trop chaud.

 Les lumières de la ville défilent devant mes yeux ébahis, tout est si différent de ce que j’ai toujours connu. Et je l’avoue, j’ai eu peur d’avoir fait le mauvais choix. J'avoue avoir pleuré d’angoisse la première nuit dans ce nouveau pays.

Pourtant, le lendemain, le soleil nous réveille doucement, levant en même temps que lui les doutes et les appréhensions. Oui, c’est une aventure risquée, mais quelle aventure ne l’est pas. Malgré les premiers doutes, la première journée fut aussi une des plus lumineuses. Une journée où nous nous sommes laissées porter par la bonne humeur contagieuse des Burkinabés, par leurs sourires et leurs flatteries.

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Chaque pas apporte son lot de découvertes, de rencontres, de surprises. Comment diable font ces femmes pour réussir à faire tenir en équilibre sur leur tête œufs, légumes, et fruits alors qu’elles sont à vélo ? Comme on se sent maladroit lorsqu’on observe l’équilibre et la grâce perpétuelle qui semblent leur être inné. Et comme ce pays est coloré ! Où sont donc les noir/blanc/gris auxquels nous sommes si habitués ? Ici, les étales de fruits et légumes à eux seuls égayent une rue, chacun s’habille de façon haute en couleur. On ne peut faire deux pas sans entendre « Bonne arrivée ! », tout le monde nous salue, les enfants veulent nous serrer la main. C’est déstabilisant pour nous autres Français qui avançons dans la rue tête baissée de peur de croiser un regard. Mais tout n’est pas rose dans ce pays coloré, ici, les déchets sont rois, partout où l’on pose les pieds, les sachets en plastique sont là. On a beau se sentir révolté, vouloir se baisser pour les ramasser, le vent aura tout remis en place dans quelques heures. Et cette sécheresse, que l’on croise en même temps que les lits de rivières vides qui parsèment notre chemin. Où sont donc passées l’eau, l’herbe verte et les fleurs ? Mais le désordre écologique et climatique qui règne ici ne semble pas atteindre les sourires des Burkinabé, parce que ici, « il n’y a même pas de problème ».

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Même si l’aventure ne fait que commencer, une chose est sûre ; on ne peut que revenir changé. Parce que dans ce pays, on apprend à ne plus avoir honte d’avoir les pieds noirs de poussière. À se déplacer à moto, même sans casque. À prendre son temps surtout, car tout va doucement ici. On apprend à réfléchir différemment, à ne pas rester fermé d’esprit, à voir le monde autrement. On apprend à manger avec les doigts aussi, tous dans le même plat, c’est convivial et spontané. On apprend à claquer des doigts en se serrant la main. À vivre en musique aussi, parce qu’elle est partout, de jour comme de nuit. On apprend à négocier, tâche ô combien compliquée pour moi. On apprend même à apprécier les douches froides. On apprend à ne plus faire de plans, et à se laisser porter par les évènements.

Alors même si mon aventure dans le pays des hommes intègres ne fait que commencer, j’ai hâte de savoir ce qu’elle me réserve pour la suite, car déjà, j’oublie la France, sa grisaille et sa tristesse ; et j’adopte le temps de quelques mois, et j’espère pour toute une vie, le sourire et la joie de vivre ensemble.

Le Burkina Faso n’est pas un pays que l’on visite. C’est un pays qui se vit.

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